Accueil de TEXTES LIBRES TEXTES LIBRES

Anatole FRANCE

avec 5 OEUVRES


CRAINQUEBILLE, PUTOIS, RIQUET ET PLUSIEURS AUTRES RÉCITS PROFITABLES

HISTOIRE COMIQUE

LE LIVRE DE MON AMI

LES SEPT FEMMES DE LA BARBE-BLEUE ET AUTRES CONTES MERVEILLEUX

MONSIEUR BERGERET À PARIS


BIOGRAPHIE

Anatole France, de son nom exact François-Anatole Thibault, est un écrivain français, né le 16 avril 1844 à Paris, quai Malaquais, mort le 12 octobre 1924 à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire). Il est considéré comme l’un des plus grands écrivains de la Troisième République dont il fut également l’un des plus importants critiques littéraires, et comme l’une des consciences les plus significatives de son temps, s’engageant en faveur de nombreuses causes sociales et politiques du début du XXe siècle. Lauréat du Prix Nobel de littérature en 1921.

Issu d’une modeste famille paysanne d'Anjou, son père, François-Noël Thibault, dit Noël-France, d’abord sous-officier légitimiste, démissionna au lendemain de la Révolution de 1830. Il tint sur le quai Malaquais, à Paris, une librairie (d’abord librairie France-Thibault, puis France) spécialisée dans les ouvrages et documents sur la Révolution française, fréquentée par de nombreux écrivains et érudits, comme les frères Goncourt. Le nom d’Anatole France lui vient ainsi de son père. C’est un diminutif de François. Élevé dans la bibliothèque paternelle, Anatole en garda le goût des livres et de l’érudition, ainsi qu’une connaissance intime de la période révolutionnaire, arrière-plan de plusieurs de ses romans et nouvelles, dont Les dieux ont soif qui est considéré comme son chef d’œuvre.

De 1853 à 1862, Anatole France fait ses études à l’institution Sainte-Marie et au collège Stanislas. Bien qu’il soit un élève peu doué et souffrant d’être pauvre dans un milieu riche, il est remarqué pour ses compositions, dont La Légende de sainte Radegonde qui sera éditée par la librairie France et publiée en revue. Il obtient son baccalauréat en 1864.

À partir du début des années 1860, il travaille pour diverses libraires et revues, mais refuse de prendre la suite de son père, qui juge très négativement les « barbouillages » de son fils. Sa carrière littéraire commence par la poésie ; amoureux de l’actrice Élise Devoyod, il lui dédie quelques poèmes, mais elle le repoussera en 1866. Il est disciple de Leconte de lisle, avec qui il travaillera quelque temps comme bibliothécaire au Sénat. Il fait partie du groupe du Parnasse à partir de 1867.

En 1876, il publie Les Noces corinthiennes chez Lemerre, éditeur pour lequel il rédige de nombreuses préfaces à des classiques (Molière par exemple) ainsi que pour Charavay ; certaines de ces préfaces seront réunies dans Le Génie Latin. La même année, il devient commis-surveillant à la Bibliothèque du Sénat, poste qu'il conserve jusqu'à sa démission, le 1er février 1890.

Anatole France se marie en 1877 avec Valérie Guérin de Sauville (voir famille Mesnil) dont il aura une fille, Suzanne, née en 1881 et qui mourra en 1918. Les relations de France avec les femmes furent toujours difficiles. Ainsi avait-il, dans les années 1860, nourri un amour vain pour Elisa Rauline puis pour Elise Devoyod. En 1888, il engage une liaison avec Madame Arman de Caillavet, qui tient un célèbre salon littéraire de la Troisième République ; cette liaison durera jusqu’à la mort de celle-ci en 1910, peu après une tentative de suicide suite à une autre liaison de France avec une actrice lors d’un voyage en Amérique du Sud. Madame Arman de Caillavet lui inspire Thaïs (1890) et Le Lys rouge (1894). Après une ultime dispute avec sa femme, qui ne supporte pas cette liaison, France quitte le domicile conjugal un matin de juin 1892 et enverra une lettre de séparation à sa femme. Le divorce sera prononcé à ses torts et à ses dépens le 2 août 1893. Par la suite, France aura de nombreuses liaisons, comme celle avec Mme Gagey qui se suicidera en 1911.

France s’est orienté tardivement vers le roman et connaît son premier succès public à 37 ans, en 1881, avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, couronné par l’Académie française. Cette œuvre est remarquée pour son style optimiste et parfois féerique qui tranche avec le naturalisme qui règne alors.

Il devint en 1887 critique littéraire du prestigieux Temps.

Anatole France est élu, dès le premier tour, avec 21 voix sur 34 présents, à l’Académie française le 23 janvier 1896, au Fauteuil 38, où il succède à Ferdinand de Lesseps. Il y est reçu le 24 décembre 1896.

Devenu un écrivain reconnu, influent et riche, Anatole France s’engage en faveur de nombreuses causes. Il tient plusieurs discours dénonçant le génocide arménien et soutient Archag Tchobanian, rejoint Émile Zola, avec qui il s’est réconcilié, lors de l'affaire Dreyfus ; au lendemain de la publication de J'accuse, en 1898, il signe, quasiment seul à l’Académie française, la pétition dite « des intellectuels » demandant la révision du procès. Il rend sa Légion d'honneur après qu’on l’a retirée à Zola et refuse longtemps de siéger sous la Coupole. Il participe à la fondation de la Ligue des droits de l'homme. Son engagement dreyfusard se retrouve dans les quatre tomes de son Histoire Contemporaine (1897 - 1901), chronique des mesquineries et des ridicules d’une préfecture de province au temps de l’Affaire. C’est dans cette œuvre qu’il forge le terme xénophobe.

France s’engage pour la séparation de l’Église et de l’État, pour les droits syndicaux, contre les bagnes militaires. Au début de la Première Guerre mondiale, il écrit des textes guerriers et patriotes, qu’il regrettera par la suite, mais milite en faveur d’une paix d’amitié entre Français et Allemands, ce qui suscitera l’indignation et l’hostilité, et lui vaudra des lettres d’insultes et des menaces de mort. Il prend position en 1919 contre le Traité de Versailles, signant la protestation du groupe Clarté intitulée « Contre une paix injuste », et publiée dans l’Humanité, 22 juillet 1919.

Ami de Jaurès et de Pressensé, il collabore dès sa création à l'Humanité, en publiant Sur la pierre blanche dans les premiers numéros. Proche de la SFIO, il est plus tard critique envers le PCF. S’il écrit un Salut aux Soviets, dans L'Humanité de novembre 1922, il proteste contre les premiers procès faits aux socialistes révolutionnaires en envoyant un télégramme dès le 17 mars. À partir de décembre 1922, il est exclu de toute collaboration aux journaux communistes. Anatole France, tout en adhérant aux idées socialistes, s’est ainsi tenu à l’écart des partis politiques, ce dont témoignent ses romans pessimistes sur la nature humaine, tels que L’Île des pingouins et surtout Les dieux ont soif (publié en 1912) qui, à cause de sa critique du climat de Terreur des idéaux utopistes, fut mal reçu par la gauche.

Il se marie en 1920 avec Emma Laprévotte. Il est lauréat en 1921 du prix Nobel de littérature pour l’ensemble de son œuvre, et le reçoit à Stockholm le 10 décembre.

En 1922, l’ensemble de ses œuvres (opera omnia) fait l’objet d’une condamnation papale (décret du 31 mai 1922).

Pour son 80e anniversaire, au lendemain de la victoire du Cartel des gauches, il assiste à une manifestation publique donnée en son honneur le 24 mai 1924 au palais du Trocadéro. Il meurt le soir du dimanche 12 octobre à La Béchellerie, commune de Saint-Cyr-sur-Loire, à 23 h 26. À l'annonce de sa mort, le Président de la Chambre des députés Paul Painlevé déclare : « Le niveau de l'intelligence humaine a baissé cette nuit-là. »

Son corps est embaumé le 14 octobre, puis transféré à Paris et exposé Villa Saïd. Parmi les visiteurs, le président de la République, Gaston Doumergue vient lui rendre hommage dans la matinée du 17, suivi par le président du Conseil, Édouard Herriot. En contradiction avec ses dispositions testamentaires, des obsèques nationales ont lieu à Paris le 18 octobre, après quoi il est inhumé à Neuilly-sur-Seine, auprès de ses parents.

Le 19 novembre 1925, l'Académie française élit, après quatre tours de scrutin, Paul Valéry au siège d'Anatole France. Reçu dix-neuf mois après, il ne prononce pas une fois le nom de son prédécesseur, dans l'éloge qu'il doit prononcer, et le qualifie de lecteur infini, et donc lecteur se perdant dans ses lectures.

Les principaux thèmes de son œuvre en prose émergent du recueil Balthasar et du roman plusieurs fois remanié Le Crime de Sylvestre Bonnard. Marie-Claire Blanquart signale entre autres le personnage de l’érudit sensible, ridicule ou aimable, qui a sa vie derrière lui, la bibliothèque (qui possède une présence charnelle), l’action et la justice. Ces thèmes sont particulièrement exposés dans des discours ou des conversations par des personnages tels que Sylvestre Bonnard, Jérôme Coignard et M. Bergeret. Le style de France, souvent qualifié de classique, se caractérise par une ironie amusée, parfois douce et aimable, parfois noire et cruelle, qui exprime son scepticisme foncier à l’égard de la nature humaine, de ses aspirations et de la connaissance, en particulier l’histoire.

L’œuvre d’Anatole France tranche tant avec les courants littéraires de son temps (naturalisme) qu’avec la politique française en matière d’éducation après la guerre franco-allemande de 1870. Contre l’éducation exclusivement scientifique prônée par Jean Macé ou Louis Figuier, il valorise la force réelle de l’imagination :

« Fermez-moi ce livre, mademoiselle Jeanne, laissez là, s’il vous plaît, « l’Oiseau bleu, couleur du temps » que vous trouvez si aimable et qui vous fait pleurer, et étudiez vite l’éthérisation. Il serait beau qu’à sept ans vous n’eussiez pas encore une opinion faite sur la puissance anesthésique du protoxyde d’azote ! » M. Louis Figuier a découvert que les fées sont des êtres imaginaires. C’est pourquoi il ne peut souffrir qu’on parle d’elles aux enfants. Il leur parle du guano, qui n’a rien d’imaginaire. — Eh bien, docteur, les fées existent précisément parce qu’elles sont imaginaires. Elles existent dans les imaginations naïves et fraîches, naturellement ouvertes à la poésie toujours jeune des traditions populaires.

Il refuse le réalisme de Zola, qu’il juge brutal, et, à l’esprit scientifique en littérature, il oppose des écrivains comme Dickens et Sand, car, pour lui :

« L’artiste qui ne voit les choses qu’en laid n’a pas su les voir dans leurs rapports, avec leurs harmonies [...]. »

Ces œuvres comportent donc de nombreux éléments féériques et souvent proches du fantastique.

C’est dans le même esprit qu’il aborde l’histoire, se défiant des prétentions scientistes, non pour réduire cette discipline à une fable, mais pour souligner les incertitudes qui lui sont inhérentes. L’histoire est un thème qui revient souvent dans ses œuvres. Le style qu’il utilise pour en parler est caractéristique de l’ironie et de l’humour franciens :

« Si je confesse aujourd’hui mon erreur, si j’avoue l’enthousiasme inconcevable que m’inspira une conception tout à fait démesurée, je le fais dans l’intérêt des jeunes gens, qui apprendront, sur mon exemple, à vaincre l’imagination. Elle est notre plus cruelle ennemie. Tout savant qui n’a pas réussi à l’étouffer en lui est à jamais perdu pour l’érudition. Je frémis encore à la pensée des abîmes dans lesquels mon esprit aventureux allait me précipiter. J’étais à deux doigts de ce qu’on appelle l’histoire. Quelle chute ! J’allais tomber dans l’art. Car l’histoire n’est qu’un art, ou tout au plus une fausse science. Qui ne sait aujourd’hui que les historiens ont précédé les archéologues, comme les astrologues ont précédé les astronomes, comme les alchimistes ont précédé les chimistes, comme les singes ont précédé les hommes ? Dieu merci ! j’en fus quitte pour la peur. »

France utilise plusieurs types d’ironie : il peut s’agir de faire parler naïvement des personnages en sorte que le lecteur en saisisse le ridicule ou bien d' exprimer avec loquacité l’antithèse de ce que l’auteur pense, en faisant sentir l’ineptie des propos tenus. Le premier genre d’humour est le plus léger et imprègne tout particulièrement L’Île des Pingouins, qualifiée de « chronique bouffonne de la France » par Marie-Claire Blanquart. La seconde sorte d’humour se manifeste surtout par une ironie noire qu’illustre par exemple le conte Crainquebille, histoire d’une injustice sociale ; Anatole France fait ainsi dire à un personnage qui analyse le verdict inique prononcé par un juge :

« Ce dont il faut louer le président Bourriche, lui dit-il, c’est d’avoir su se défendre des vaines curiosités de l’esprit et se garder de cet orgueil intellectuel qui veut tout connaître. En opposant l’une à l’autre les dépositions contradictoires de l’agent Matra et du docteur David Matthieu, le juge serait entré dans une voie où l’on ne rencontre que le doute et l’incertitude. La méthode qui consiste à examiner les faits selon les règles de la critique est inconciliable avec la bonne administration de la justice. Si le magistrat avait l’imprudence de suivre cette méthode, ses jugements dépendraient de sa sagacité personnelle, qui le plus souvent est petite, et de l’infirmité humaine, qui est constante. Quelle en serait l’autorité ? On ne peut nier que la méthode historique est tout à fait impropre à lui procurer les certitudes dont il a besoin. »

Anatole France fut considéré comme une autorité morale et littéraire de premier ordre. Il fut reconnu et apprécié par des écrivains et des personnalités comme Marcel Proust (il est considéré comme un des modèles ayant inspiré Proust pour créer le personnage de l'écrivain Bergotte dans A la recherche du temps perdu), Marcel Schwob et Léon Blum. Il est lu et exerce une influence sur les écrivains qui refusent le naturalisme, comme l’écrivain japonais Jun'ichiro Tanizaki. Ses œuvres furent publiées aux éditions Calmann-Lévy de 1925 à 1935. Anatole France, de son vivant et quelque temps après sa mort, l'objet de nombreuses études.

Mais, après sa mort, il est la cible d'un pamphlet des surréalistes, Un cadavre qui ne ménage personne, auquel participent Drieu La Rochelle et Aragon avec un texte intitulé : « Avez vous déjà giflé un mort ? » dans lequel il écrit : « Je tiens tout admirateur d'Anatole France pour un être dégradé. » Pour lui, Anatole France est un exécrable histrion de l’esprit, représentant de l’ignominie française. Gide le juge un écrivain « sans inquiétude » qu'« on épuise du premier coup. » La réputation de France devint ainsi celle d’un écrivain officiel au style classique et superficiel, auteur raisonnable et conciliant, complaisant et satisfait, voire niais, toute qualité médiocre qu’incarnerait principalement M. Bergeret. Mais nombre de spécialistes de l’œuvre de France considèrent que ces jugements sont excessifs et injustes, ou qu’ils sont même le fruit de l’ignorance, car ils en négligent les éléments magiques, déraisonnables, bouffons, noirs ou païens. Pour eux, l’œuvre de France a souffert et souffre encore d’une image fallacieuse.

Reflétant cet oubli relatif et cette méconnaissance, les études franciennes sont aujourd’hui rares et ses œuvres, hormis parfois les plus connues, sont peu éditées.

Principales OEUVRES :

Poèmes dorés (1873)
Les Noces corinthiennes (1876), drame antique en vers.

Jocaste et Le Chat maigre (1879)
Le Crime de Sylvestre Bonnard, membre de l’Institut (1881), qui reçoit le prix de l’Académie française.
Les Désirs de Jean Servien (1882)
Abeille, conte (1883)
Balthasar (1889)
Thaïs (1890), qui a fourni l’argument au Thaïs de Jules Massenet.
L’Étui de nacre (1892), recueil de contes.
La Rôtisserie de la reine Pédauque (1892)
Les Opinions de Jérôme Coignard (1893)
Le Lys rouge (1894), roman.
Le Jardin d’Épicure (1895)
Le Puits de Sainte Claire (1895)
L’Histoire contemporaine.
L’Orme du mail (1897), (L’Histoire contemporaine, I)
Le Mannequin d'osier (1897), (L’Histoire contemporaine, II)
L’Anneau d'améthyste (1899), (L’Histoire contemporaine, III)
Monsieur Bergeret à Paris (1901), (L'Histoire contemporaine, IV)
Clio (1900)
Le Procurateur de Judée (1902)
Histoires comiques (1903)
Sur la pierre blanche (1905)
L'Affaire Crainquebille (1901)
L’Île des Pingouins (1908)
Les Contes de Jacques Tournebroche (1908)
Les Sept Femmes de Barbe bleue et autres contes merveilleux (1909)
Les dieux ont soif (1912)
La Révolte des anges (1914)

Le Livre de mon ami (1885)
Pierre Nozière (1899)
Le Petit Pierre (1918)
La Vie en fleur (1922)

Au petit bonheur, un acte (1898)
Crainquebille, pièce (1903)
La Comédie de celui qui épousa une femme muette, deux actes (1908)
Le Mannequin d'osier, comédie (1928)

Vie de Jeanne d'Arc (1908)

Alfred de Vigny, étude (1869)
Le Château de Vaux-le-Vicomte (1888)
Le Génie latin (1913), recueil de préfaces.

Opinions sociales (1902)
Le Parti noir (1904)
Vers les temps meilleurs (1906), recueil de discours et lettres.
Sur la voie glorieuse (1915)

Source WikiPédia


Autres sites littéraires internet à visiter et catégories de thèmes abordés
ABU la bibliothèque universelle, Antiquité grecque et latine, Association lyonnaise de littérature, Bibliotheca Classica Selecta, Bibliothèque électronique de Lisieux, Bibliothèque électronique du Québec, Biblisem, Biographies et témoignages, Classiques des sciences sociales, Clic Net, Contes et légendes de France, Contemania, Correspondances et lettres types, Documents d'archives, Ebooks libres et gratuits, Ésotérisme et spiritualité dans l'histoire, Éssais et critiques littéraires, Evene la culture, Ex Libris, Gallica, Imaginez, Humour des mots, In Libro Veritas, Lire en ligne, Maupassant par les textes, Philoctetes, Philosophie éducation et culture, Pièces de théâtre, Poésies et poèmes français, Project Gutenberg, Romans francophones, Sociologie et science humaine,
WikiSource la bibliothèque libre, Textes libres, Livres saints, Extraits choisis...
http://textes.libres.free.fr/index.htm

Contacter Textes Libres