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Comtesse de SÉGUR

avec 11 OEUVRES


FRANÇOIS LE BOSSU

JEAN QUI GROGNE ET JEAN QUI RIT

LE MAUVAIS GÉNIE

LES DEUX NIGAUDS

LES MALHEURS DE SOPHIE

LES MÉMOIRES D'UN ÂNE

LES PETITES FILLES MODÈLES

LES VACANCES

NOUVEAUX CONTES DE FÉES POUR LES PETITS ENFANTS

PAUVRE BLAISE

UN BON PETIT DIABLE


BIOGRAPHIE

D’une famille d’origine mongole, son père le comte Fédor Rostoptchine (1763-1826) fut lieutenant-général puis ministre des Affaires étrangères de Paul Ier. En 1812 il est gouverneur de Moscou lors de l’entrée de la Grande Armée. Malgré l’opposition des propriétaires des plus belles demeures, il aurait organisé le grand incendie qui obligea Napoléon à une retraite désastreuse.

Malgré la réussite de ce plan, ceux qui ont perdu leurs manoirs le mettent dans une situation si inconfortable qu’il préfère s’exiler en Pologne en 1814, puis en Allemagne et en Italie et enfin en France en 1817. C’est là que Sophie qui, avec sa mère, s’est convertie au catholicisme, rencontre Eugène de Ségur (arrière petit-fils du maréchal de Ségur) qu’elle épouse le 14 juillet 1819.

Son mari volage, désargenté et désœuvré jusqu’en 1830 où il sera nommé pair de France, ne vient lui rendre visite dans son château des Nouettes, près de L'Aigle dans l’Orne, que pour lui faire huit enfants. On raconte qu’il l’avait surnommée « la mère Gigogne ».

Polyglotte, parlant cinq langues depuis l’âge de six ans, Sophie Rostopchine a souvent présenté un comportement hystérique avec crises de nerfs et longues périodes d’aphasie, l’obligeant à correspondre avec son entourage à l’aide de sa célèbre ardoise. Elle est enterrée à Pluneret dans le Morbihan.

Le cas de la comtesse de Ségur montre qu’une vocation très tardive d’écrivain peut être particulièrement réussie : elle a en effet écrit son premier livre à cinquante-huit ans.

On raconte que la comtesse de Ségur a commencé à se consacrer à la littérature pour enfants quand elle a écrit les contes qu’elle racontait à ses petits-enfants et qu’elle les a regroupés pour former ce qui s’appelle aujourd’hui Les nouveaux contes de fées. Lors d’une réception, elle lut quelques passages à Louis Veuillot pour calmer l’atmosphère qui était devenue tendue. C’est ce dernier qui réussira à faire publier l’œuvre chez Hachette.

Les romans de la comtesse de Ségur furent publiés entre 1857 et 1872 dans la Bibliothèque rose illustrée chez Hachette. Ils ont été réunis en 1990 sous le titre Œuvres de la comtesse de Ségur dans la collection « Bouquins » chez l’éditeur Robert Laffont. Même si le thème récurrent des châtiments corporels (Un bon petit diable, le Général Dourakine, les Malheurs de Sophie…) – qui fait peut-être en partie écho à sa propre enfance malheureuse avec sa mère Catherine Protassov – a souvent été présenté comme l’aspect de cette œuvre à avoir le moins bien vieilli, il s’agit en réalité bien plus d’une rupture avec les modèles de la littérature enfantine de l’époque avec une rédemption d’autant plus exemplaire que le réalisme de la représentation a été sans complaisance. Plusieurs autres thèmes ou faits peuvent sembler désuets par rapport à la vie des Français d’aujourd’hui : par exemple, le vouvoiement des parents, le rôle des domestiques, et les traitements médicaux tels que l’usage abusif de sangsues, des saignées, des cataplasmes « saupoudrés de camphre » (Les Petites Filles modèles), l’eau de gomme fraîche, l’eau salée contre la rage, et ainsi de suite. Mais c’est peut-être ce réalisme dans la représentation du quotidien et de ses détails qui valu à la comtesse de Ségur d’être appelée le Balzac des enfants par Marcelle Tinayre.

La comtesse de Ségur a donné à plusieurs de ses personnages des noms appartenant à des personnes de son entourage. En voici quelques exemples:

Sophie : son propre prénom, qu’elle donnera à un personnage espiègle, parfois malheureux, auquel la comtesse s’identifie évidemment beaucoup. Voir la dédicace dans Les Malheurs de Sophie.

Camille et Madeleine : deux de ses petites-filles nommées Camille et Madeleine de Malaret.

Paul: son gendre, le père des petites filles modèles, le baron Paul de Malaret.

Élisabeth : Élisabeth Fresneau était une autre petite-fille de la comtesse.

C’est la cécité contractée par son fils aîné Gaston de Ségur, ecclésiastique, qui lui inspire l’aveugle Juliette dans Un bon petit diable.

À noter que les prénoms ou noms des personnages permettent de suite de savoir quel sera le comportement qu’adopteront ces derniers.

Des noms « propres » ou nobles pour les « gentils » : de Réan dans Les Malheurs de Sophie, Bonard dans Le Mauvais Génie, d’Orvillet dans Diloy le chemineau, etc...

Des noms ridicules pour les « sans-éducation » ou tangents : Tourne-boule dans Les Vacances, Innocent et Simplicie ainsi que Courte-miche dans Les Deux Nigauds, etc...

Des noms à connations négatives pour les « méchants » : le groupe Gredinet, Fourbillon, Gueusard et Renardot dans Le Mauvais Génie, etc...

Les romans de la comtesse de Ségur sont fortement moralisateurs. Le juste et l’injuste s’opposent pour bien faire comprendre ce qu’est le droit chemin et combien il est dans l’intérêt de tous d’être courageux, doux et sans mauvaises intentions.

Dans les romans de la comtesse de Ségur, l’éducation est un facteur déterminant dans l’évolution de l’individu. Les mauvaises influences et un environnement répressif peuvent pousser les enfants à être méchants. Trop de laxisme et d’indulgence les rendent égoïstes et vicieux.

Les romans opposent des exemples de ce qu’il faut faire et de ce qu’il ne faut pas faire. Les titres expriment d’ailleurs cette dualité : par exemple, Jean qui grogne et Jean qui rit. L’auteur oppose souvent un personnage exemplaire à un enfant qui se cherche : les petites filles exemplaires que sont Camille et Madeleine à la malheureuse Sophie dans Les Petites Filles modèles, Blaise à Jules dans Pauvre Blaise et Juliette à Charles dans Un bon petit diable.

Dans certains cas, le jeune héros commet des fautes qui résultent d’une éducation répressive et brutale, la violence et l’injustice que vit Charles avec Mac’Miche, ou Sophie, dans Les Petites Filles modèles qui se fait maltraiter par sa marâtre Mme Fichini. Dans d’autres cas, ce sont les parents qui gâtent et ne punissent jamais leurs enfants, ou qui prennent systématiquement leur défense, quel que soit leur comportement, comme les parents de Jules dans Pauvre Blaise ou de Gisèle dans Quel amour d’enfant !

Chez les enfants, rien n’est joué définitivement. Charles (Un bon petit Diable) et Sophie (Les petites filles modèles), une fois soustraits à la brutalité de leur environnement, pourront s’appuyer sur les modèles de leur entourage pour s’améliorer.

En revanche il est parfois trop tard pour certains, qui deviennent alors ces adultes méchants et puérils qui feront à leur tour le malheur de leurs enfants (les parents de Christine dans François le bossu). Mme Fichini, dans les Vacances et les Petites Filles modèles, bat Sophie sans pitié, et, même en présence des adultes, se ridiculise par trop de coquetterie, par sa gourmandise et par tous les défauts dont elle aurait dû se débarrasser étant enfant.

Principales OEUVRES :

1855 : La Santé des enfants, un livre de conseils médicaux, édité à compte d’auteur, réédité dès 1857.
1857 : Livre de messe des petits enfants.
1857 : Les nouveaux Contes de fées : recueil de contes dont Blondine.
1858 : Les Petites Filles modèles.
1859 : Les Malheurs de Sophie.
1859 : Les Vacances.
1860 : Mémoires d'un âne.
1861 : Pauvre Blaise.
1862 : La Sœur de Gribouille.
1862 : Les Bons Enfants.
1863 : Les Deux Nigauds.
1863 : L'Auberge de l'Ange gardien.
1863 : Le Général Dourakine.
1864 : François le bossu.
1865 : L’Évangile d’une grand-mère.
1865 : Un bon petit Diable.
1866 : Comédies et proverbes : recueil de nouvelles dont Les Caprices de Gizelle.
1865 : Jean qui grogne et Jean qui rit.
1866 : La Fortune de Gaspard, un roman avec des accents balzaciens, contrairement aux autres romans de la comtesse de Ségur.
1867 : Quel amour d’enfant !
1867 : Le Mauvais Génie.
1867 : Les Actes des Apôtres (du nom d’un chapitre de la Bible : Actes des Apôtres)
1868 : Le Chemineau, ultérieurement re-titré Diloy le chemineau.
1869 : La Bible d’une grand-mère.
1871 : Après la pluie, le beau temps.

Source WikiPédia


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