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François VILLON

avec 37 OEUVRES


BALLADE À S'AMIE

BALLADE CONTRE LES ENNEMIS DE LA FRANCE

BALLADE DE BON CONSEIL

BALLADE DE BONNE DOCTRINE À CEUX DE MAUVAISE VIE

BALLADE DE LA BELLE HEAUMIÈRE AUX FILLES DE JOIE

BALLADE DE LA GROSSE MARGOT

BALLADE DE MERCI

BALLADE DES CONTRE-VÉRITÉS

BALLADE DES DAMES DU TEMPS JADIS

BALLADE DES FEMMES DE PARIS

BALLADE DES MENUS PROPOS

BALLADE DES PENDUS

BALLADE DES PROVERBES

BALLADE DES SEIGNEURS DU TEMPS JADIS

BALLADE DU CONCOURS DE BLOIS

BALLADE (EN RIAGAL, EN ARSENIC ROCHER)

BALLADE EN VIEIL LANGAGE FRANÇOIS

BALLADE ET ORAISON

BALLADE FINALE

BALLADE POUR PRIER NOTRE DAME

BALLADE POUR ROBERT D'ESTOUTEVILLE

BELLE LEÇON AUX ENFANTS PERDUS

CHANSON

DERNIÈRE BALLADE

DOUBLE BALLADE

ÉPITAPHE ET RONDEAU

ÉPÎTRE À MES AMIS

JE PLAINS LE TEMPS DE MA JEUNESSE

LE DÉBAT DU COEUR ET DU CORPS DE VILLON

L'ÉPITAPHE DE VILLON OU BALLADE DES PENDUS

LES CONTREDITS DE FRANC GONTIER

LOUANGE À LA COUR OU REQUÊTE À LA COUR DE PARLEMENT

PROBLÈME OU BALLADE DE LA FORTUNE

QUESTION AU CLERC DU GUICHET OU BALLADE DE L'APPEL

REQUÊTE À MONSEIGNEUR DE BOURBON

RONDEAU (JENIN L'AVENU)

RONDEAU (MORT, J'APPELLE DE TA RIGUEUR)


BIOGRAPHIE

François de Montcorbier dit Villon (né en 1431 ou 1432 à Paris, disparu en 1463) est un poète français de la fin du Moyen Âge. Il est probablement l'auteur français le plus connu de cette période. Les romantiques en firent le précurseur des poètes maudits.

Les seules sources contemporaines dont nous disposons concernant Villon sont, outre ses propres écrits littéraires, six documents administratifs relatifs à ses procès. Ainsi, il faut soigneusement séparer les faits établis avec une quasi-certitude de la « légende Villon » à laquelle il a lui-même largement contribué en se mettant en scène dans ses œuvres.

Né en 1431 probablement le 8 Avril, donc sous l'occupation anglaise, orphelin de père, il est confié pour une raison encore inconnue à son « plus que père », Guillaume de Villon, chanoine et répétiteur canonique de Saint-Benoît-le-Bétourné, chapelle ainsi nommée, parce que son choeur, mal tourné, n'était pas orienté à l'Est mais vers l'Ouest. Son tuteur l'envoie faire des études à la faculté des Arts de Paris afin qu'il accède au statut privilégié de clerc.Il est bachelier en 1449, et obtient en 1452 la maîtrise ès arts à l'Université de Paris qui est agitée à cette époque où les diplômés, trop nombreux, vivent pour certains dans la misère et tournent mal. De 1451 à 1453, les chahuts estudiantins se multiplient. Il y a des heurts avec la police, le tout sur fond de querelle entre l'université et le roi Charles VII de France qui va jusqu'à la suppression pure et simple des cours de 1453 à 1454, suppression provoquée par une longue grève des professeurs. Villon néglige alors l'étude pour aller courir l'aventure. Il relate plus tard avec regret cette époque dans son Testament :

Mais quoy ! je fuyoië l'escolle
Comme fait le mauvaiz enffant
En escripvant cette parolle
A peu que le cueur ne me fent !

À partir de cette époque, sa vie a pour toile de fond les lendemains de la guerre de Cent Ans et son cortège de brutalités, de famines et d'épidémies.

En 1455, il est impliqué dans une rixe et blesse mortellement à l'aine le prêtre Philippe de Sermoise, peut-être un rival en amour ou bien un autre clerc déchu. Blessé lui-même aux lèvres par son assaillant qui continue à le poursuivre; Villon ramasse une pierre qu'il lui jette au visage: Sermoise tombe et ne se relève pas. Villon court se faire soigner chez un barbier où il se présente sous le nom de Michel Mouton, mais un informateur de la prévôté le dénonce et il est alors obligé de fuir Paris. Grâce à son statut de clerc, à sa conduite antérieure réputée irréprochable et au pardon que lui accorde Sermoise sur son lit de mort, il obtient des lettres de rémission en janvier 1456. La nuit de Noël de cette même année, il participe à un vol avec effraction au collège de Navarre.

Villon doit alors à nouveau fuir Paris, devenu d'autant plus inhospitalier que Guy Tabarie, un compère trop bavard, est pris en 1458 et avoue sous la torture le cambriolage en le mettant formellement en cause. Avant sa fuite, Villon compose le Lais dans les premiers mois de 1457 comme cadeau d'adieu à ses camarades et y annonce son intention de rejoindre Angers, en mettant toutefois son départ sur le compte d'un désespoir amoureux, qui lui ferait courir de nombreux « dangers » :

Pour obvier à ces dangers
Mon mieulx est, ce croy, departir.
Adieu! Je m'en vois à Angers.

Ce départ est confirmé à la police par Guy Tabarie qui précise que Villon projette un autre larcin « chez un sien oncle qui était religieux ». On perd alors sa trace et l'on ignore même s'il parvient à Angers, mais sans doute poursuit-il ses pérégrinations dans la vallée de la Loire.

On le retrouve à Blois, peut-être dès décembre 1457, à la cour de Charles d'Orléans, prince-poète et plus tard père du futur Louis XII. Dans le manuscrit où Charles compile ses propres poésies et celles de ses courtisans, se trouvent trois poèmes signés de Villon, très probablement autographes. Le plus long d'entre eux célèbre la naissance de Marie d'Orléans le 19 décembre 1457, fille de Charles et de Marie de Clèves (l’Épître à Marie d'Orléans qui contient la Double ballade). Ce manuscrit comprend en outre la Ballade des contradictions, dite aussi du concours de Blois car elle est la troisième d'une série de dix ballades composées par divers auteurs et qui s'ouvrent toutes sur ce vers de Charles d'Orléans : « Je meurs de soif en couste la fontaine ».

Enfin, la dernière contribution de Villon au manuscrit de Charles d'Orléans est la Ballade franco-latine, insérée au beau milieu du concours, juste après la Ballade des contradictions. Elle fait écho à deux poèmes bilingues du manuscrit, dialogue entre Charles lui-même et Fredet, l'un de ses favoris. La Ballade franco-latine est, comme l'a montré Gert Pinkernell, une attaque en règle à l'encontre de Fredet. Villon est en retour réprimandé par Charles et l'un de ses pages qui, sans le nommer, l'accusent de mensonge et d'arrivisme dans deux ballades. Il quitte la cour de Blois très probablement peu après cet épisode.

En octobre-novembre 1458 il tente en vain de reprendre contact avec son ancien et éphémère mécène, profitant de sa venue à Vendôme pour assister au procès pour trahison de son gendre Jean II d'Alençon. Il fait alors parvenir à Charles la Ballade des proverbes et la Ballade des menus propos, mais n'est plus reçu à la cour.

On le retrouve emprisonné pour des raisons encore obscures durant l'été 1461 dans « la dure prison de Mehun » (Meung-sur-Loire), où il compose très probablement l'Épître à ses amis et le Débat du cuer et du corps de Villon. Il est libéré quelques mois plus tard à l'occasion d'une visite de Louis XI en compagnie de Charles d'Orléans dans cette ville, mais entre-temps, il a été déchu de son statut de clerc. Il compose alors la Ballade contre les ennemis de la France dans le but d'attirer l'attention du roi, ainsi que la Requeste au prince dirigée non pas à l'endroit de Jean II de Bourbon (comme on l'a longtemps cru, erreur induite par le sous-titre ajouté par Clément Marot : « À monseigneur de Bourbon »), mais plus vraisemblablement à celui de Charles d'Orléans. Comme tous deux rejettent sa requête, il décide de rejoindre Paris, estimant que son exil a assez duré.

De retour à Paris, il rédige peut-être la Ballade de bon conseil, qui doit le montrer comme délinquant amendé, et puis la Ballade de Fortune, qui semble exprimer sa déception grandissante envers le monde des bien-pensants qui hésite à le réintégrer.

C'est apparemment en replongeant dans les bas-fonds parisiens que, fin 1461, il commence son œuvre maîtresse, Le Testament (dont certaines ballades sont sans doute antérieures). C'est du moins ce que laisse penser le premier vers du poème, « En l'an de mon trentïesme aage ». À la même époque (au cours de l'année 1462), il aurait composé ses ballades dites en jargon.

Villon est de nouveau arrêté le 2 novembre 1462 pour un petit larcin. Il est alors rattrapé par l'affaire du collège de Navarre. Il obtient la liberté en échange de sa promesse de rembourser sa part de butin, soit 120 livres, somme considérable. Cette période de liberté est de courte durée, car à la fin du même mois il est impliqué dans une rixe au cours de laquelle est blessé Maître Ferrebouc, notaire pontifical ayant participé à l'interrogatoire de Guy Tabarie. Il semble que ce soit son compagnon Robin Dogis qui a provoqué les clercs de l'étude, tandis que Villon tentait de se tenir à l'écart. Il est quand même arrêté le lendemain et incarcéré au Châtelet. Cette fois, il ne peut plus échapper à la justice : démis de son statut de clerc, celui qui est devenu un habitué des tribunaux est torturé puis condamné à la potence par la prévôté qui entend bien se débarrasser de ce récidiviste.

Attendant dans sa geôle la décision du parlement de Paris, devant lequel il a fait appel, il compose sans doute le Quatrain et la Ballade des pendus, poèmes que rien ne permet de situer sûrement mais que l'on a toujours datés de ce moment dominé davantage par la peur que par l'espoir.

Mais Villon a de la chance : Par jugement du 5 janvier 1463, le parlement de Paris commue sa peine en dix ans de bannissement de la ville. Il rédige alors la ballade moqueuse Question au clerc du guichet ainsi que le poème grandiloquent (aux inflexions parodiques) Louange à la cour, son dernier texte connu, dans lequel il demande un sursis de trois jours « Pour moy pourvoir et aux miens à Dieu dire ». On perd sa trace après ce dernier épisode et il va librement à la rencontre de sa légende.

Outre ces quelques faits vérifiables, le reste de la vie de Villon est le fruit de conjectures plus ou moins heureuses basées sur ses œuvres, qu'il faut cependant se garder de lire comme une autobiographie, tant il est vrai qu'il a sans doute enjolivé ou au contraire noirci le trait pour des raisons poétiques ou « stratégiques ».

Son nom même est incertain, Villon étant celui qu'il emprunta à son tuteur pour signer ses œuvres. Dans les documents concernant l'affaire de Sermoise, il est d'abord présenté comme « Maistre Françoys des Loges autrement dit Villon » puis par son nom de naissance « Françoys de Monterbier ». Cependant, les registres de la faculté des arts ne mentionnent aucun Monterbier, mais un « Françoys de Montcorbier », Monterbier étant probablement une erreur de transcription.

Concernant les affaires judiciaires, il est à peu près certain que Villon était effectivement impliqué dans tous ces méfaits, ne serait-ce que par sa façon de s'en défendre ou d'éluder la question dans ses écrits.

Le Lais finit ainsi par le récit de la nuit de Noël 1456, date du cambriolage au collège de Navarre, où Villon dit avoir été pris par une soudaine transe :

Ce faisant, je m'entroubliay
Non pas par force de vin boire
Mon esprit comme lyé

qui l'aurait poussé à passer la soirée à rédiger cette œuvre. Réveillé à neuf heures par une cloche, il aurait fait une prière et, l'encre gelée et à court de bougie et de feu, se serait endormi épuisé. Alibi pratique !

On ne connaît pas la raison de son emprisonnement à Meung-sur-Loire. Une hypothèse courante, mais qui, faute de preuves vérifiables, n'est pas avérée, est celle émise par André Burger. Villon aurait, après avoir quitté la cour de Blois, fait partie d'une troupe de bateleurs, activité interdite aux clercs. Il aurait été arrêté et dégradé (démis de son statut de clerc) pour cela par Thibault d'Aussigny, évêque d'Orléans. Or, la dégradation, qui est un coup très dur porté à Villon, n'est normalement prononçable que par les autorités ecclésiastiques qui ont nommé le clerc, en l'occurrence l'évêque de Paris. Cela expliquerait pourquoi Villon crie à l'injustice dans la première strophe du Testament, où il dit à propos de Thibault d'Aussigny :

S'esvesque il est signant les rues
Qu'il soit le mien je le regny !

Burger s'appuie aussi sur une lecture au premier degré de l’Épître à ses amis, probablement composée en prison et où Villon appelle à son secours des « Danceurs, saulteurs, faisant des piez de veaux ». Pinkernell, pour sa part, voit plutôt une sorte de camouflage dans cet appel. Considérant la ballade comme adressée en réalité à Thibault d'Aussigny et à Charles d'Orléans, qui seuls pouvaient libérer Villon, il croit que ce dernier ne fait que semblant d'appartenir au monde des bateleurs, voulant masquer son appartenance, bien autrement criminelle, à un groupe de malfrats, voire à la Coquille. Toujours est-il que Villon a dû perdre son grade de clerc durant cette période d'errance entre Blois et son retour à Paris.

Un des mystères qui entourent le personnage de François Villon est donc la question de son appartenance à la Coquille, mafia de brigands qui sévit dans le nord de la France au cours des années 40, 50 et 60 du XVe siècle. Il est certain qu'il fréquentait des coquillards notoires tels Regnier de Montigny, un ami d'enfance peut-être rencontré à Saint-Benoît, la paroisse de son père adoptif, où deux chanoines au moins portent ce patronyme, et Colin de Cayeux, fils de serrurier devenu crocheteur fameux et qui participa au cambriolage du collège de Navarre. Tous deux finirent au gibet de Montfaucon. De plus, le fait que l'on ne sache rien de ses années d'errance entre son passage à Blois et son enfermement à Meung ni après son bannissement définitif de Paris laisse imaginer des destins toujours plus aventureux. Enfin, Villon a écrit, probablement après le Testament, au moins onze ballades dites "en jargon", où il parle aux coquillards dans leur argot et dans le rôle d'un affilié. Si l'on ne dispose d'aucune preuve formelle attestant de son appartenance, l'affirmative est l'hypothèse la plus vraisemblable, bien qu'historiens et exégètes hésitent encore de nos jours, embarrassés par l'idée d'un Villon criminel...

Le sens des ballades "en jargon" à lui aussi été l'objet de nombreuses conjectures. L'interprétation la plus récente est celle de Thierry Martin, qui fait du jargon des Coquillards un argot homosexuel.

Souvent évoqué, l'itinéraire exact de Villon en dehors des lieux précédemment cités (Paris et villages proches, Blois, région de Vendôme et Meung-sur-Loire) nous reste complètement inconnu. Pourtant, il est souvent prétendu qu'il passa dans telle ou telle ville (plus précisément toutes celles qu'il cite dans ses œuvres soit, et la liste n'est pas exhaustive : Boulogne, L'Isle-en-Flandres, Douay), mais Villon ne dit nulle part qu'il a lui-même visité ces villes, et il n'existe aucune preuve de son passage. À l'exception d'Angers, pour laquelle le doute est permis, les villes en question sont en fait des alibis poétiques pour faire de bons mots, et servir le propos.

Ce qui excita, et excite encore, le plus les imaginations dans l'existence de Villon, c'est sa brusque et totale disparition après son départ de Paris en 1463. A-t-il rejoint la Coquille ? S'est-il « rangé », trouvant un emploi honnête, continuant peut-être d'écrire ? A-t-il sombré dans la misère, se diluant dans la masse des gueux ? Combien de temps a-t-il survécu ? Quelques mois ? De longues années ? Toutes ces questions restent jusqu'à présent en suspens, puisque après 1463 on perd toute trace, tant documentaire que littéraire, de François Villon. Ce mystère a fortement contribué à créer la légende de Villon.

Villon n'a pas tant renouvelé la forme de la poésie de son époque que la façon de traiter les thèmes poétiques hérités de la culture médiévale, qu'il connaît parfaitement, et qu'il anime de sa propre personnalité. Ainsi, il prend à contre-pied l'idéal courtois, renverse les valeurs admises en célébrant les gueux promis au gibet, cède volontiers à la description burlesque ou à la paillardise, et multiplie les innovations de langage. Mais la relation étroite que Villon établit entre les événements de sa vie et sa poésie l'amène également à laisser la tristesse et le regret dominer ses vers. Le Testament (1461–1462), qui apparaît comme son chef-d'œuvre, s'inscrit dans le prolongement du Lais que l'on appelle également parfois le Petit Testament, écrit en 1456. Ce long poème de 2023 vers est marqué par l'angoisse de la mort et recourt, avec une singulière ambiguïté, à un mélange de réflexions sur le temps, de dérision amère, d'invectives et de ferveur religieuse. Ce mélange de tons contribue à rendre l'œuvre de Villon d'une sincérité pathétique qui la singularise par rapport à celle de ses prédécesseurs.

Nonobstant l'universalité des préoccupations de Villon, il faut admettre qu'il a d'abord écrit pour son temps. Ses poèmes s'adressent tantôt aux gueux des bas-fonds de Paris, tantôt aux princes susceptibles de le prendre sous leur protection.

D'un point de vue formel, il ne semble pas innover et reprend à son compte, puis adapte, de nombreux genres littéraires déjà anciens. Il faut cependant replacer cette remarque dans le contexte historique. Le Moyen Âge est, d'un point de vue intellectuel, une période où les codes et la symbolique sont parfois plus importants que le fond du propos. En littérature, comme dans d'autres arts, les œuvres doivent suivre ces stéréotypes qui appartiennent à la culture commune et permettent au lecteur d'appliquer une grille de lecture assez convenue.

En ce qui concerne les thèmes qu'il aborde, là encore, Villon ne fait pas montre d'une grande originalité, loin s'en faut. La mort, la vieillesse, l'injustice, l'amour impossible ou déçu et même les affres de l'emprisonnement sont parmi les sujets classiques de la littérature médiévale.

Villon est imprimé pour la première fois en 1489, édition qui est suivie par plusieurs autres. La dernière édition quasi contemporaine est celle que Clément Marot donna en 1533. À cette époque la légende villonienne est déjà bien établie. Elle s'estompe vers la fin de la Renaissance, de façon que Boileau, qui mentionne Villon dans son Art poétique, ne semble le connaître que par ouï-dire. C'est au XVIIIe siècle seulement que l'on commence à s'intéresser de nouveau au poète. Il est redécouvert à l'époque romantique, où il acquiert son statut de premier « poète maudit ». Dès lors, sa notoriété ne faiblit plus. Il inspira notamment les poètes de l'expressionnisme allemand et fut traduit dans de nombreuses langues (allemand, anglais, russe, esperanto, espagnol, japonais, tchèque, hongrois, ...), ce qui lui conféra une réputation mondiale, tant ses préoccupations sont universelles et transcendent les barrières du temps et des cultures.

Principales OEUVRES :

Ballade des contre vérités (1455–1456, Paris)
Le Lais (1457, Paris)
Épître à Marie d'Orléans (début 1458, Blois)
Double ballade (début 1458, Blois)
Ballade des contradictions (début 1458, Blois)
Ballade franco-latine (début 1458, Blois)
Ballade des proverbes (octobre-novembre 1458, Vendôme)
Ballade des menus propos (octobre-novembre 1458, Vendôme)
Épître à ses amis (été 1461, Meung-sur-Loire)
Débat du cuer et du corps de Villon (été 1461, Meung-sur-Loire)
Ballade contre les ennemis de la France (fin 1461, Meung-sur-Loire)
Requeste au prince (fin 1461, Meung-sur-Loire)

Le Testament (1461). Y sont aussi inclus :

Ballade des dames du temps jadis
Ballade des seigneurs du temps jadis
Ballade en vieux langage françois
Les regrets de la belle Heaulmiere
Ballade de la Belle Heaulmière aux filles de joie
Double ballade sur le mesme propos
Ballade pour prier Nostre Dame
Ballade à s'amie
Lay ou rondeau
Ballade pour Jean Cotart
Ballade pour Robert d'Estouteville
Ballade des langues ennuieuses
Les Contredits de Franc Gontier
Ballade des femmes de Paris
Ballade de la Grosse Margot
Belle leçon aux enfants perdus
Ballade de bonne doctrine
Rondeau ou bergeronnette
Épitaphe
Rondeau
Ballade de conclusion

Ballade de bon conseil (1462, Paris)
Ballade de Fortune (1462, Paris)
Ballades en jargon (1462, Paris)
Ballade des pendus (fin 1462, Paris)
Quatrain (fin 1462, Paris)
Louanges à la cour (janvier 1463, Paris)
Question au clerc du guichet (janvier 1463, Paris)

Source WikiPédia


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